vendredi 6 juillet 2012

Imaginaire

           Regarde-moi dans les yeux... Ils sont la porte de mon imaginaire... Prends-moi la main et entre avec moi dans mon univers. Il est fait de tant de douces choses... De tendresse, de plaisir, de caresses et d’amour... Le désir en est le coeur,  il ne bat que pour des sentiments  purs et  intenses, formant autour de nous un bouclier que la réalité immonde ne pourra jamais transpercer.
          Laisse-moi t’emmener vers de délicieux baisers, t’envelopper de ma chaleur... Goûte mon âme, suave et discrète, glisse ta langue gourmande en elle, offre-lui tes mots caressants, ton souffle ardent et amoureux.
Parcours avec moi les courbes de mes fantasmes, les sentiers de mes délires, les forêts de mes divagations sucrées, arpente les monts les plus sauvages de mon corps... Engouffre-toi dans ces grottes vierges de tout passage, qui n’attendent que tu effleures ses parois......
Découvre l’émotion d’où je suis issue, follement sage au demeurant mais pouvant devenir si fougueuse si tu l’inspires, si tu la respires...
          Viens vers des lieux inexplorés où le langage des yeux et du corps se mélangent dans une harmonie parfaite. Viens vers ses endroits où tu ne m’imagines pas, où tout est à l’envers, où l’on perd ses repères, où l’on est plus personne que deux personnes qui ne font plus qu’une...
          Discerne-moi, dévoile mes pensées les plus secrêtes, pousse-moi dans mes retranchements pour mieux me prendre en flagrant délit d’exaltation et de rêverie...
          Imagine-moi, comme je t’imagine, toi qui n’existe que dans mon souffle, dans mon esprit vagabond qui t’aurait tant aimé réel... Et évanouis-toi dans une vapeur exquise, laisse-moi seule ici, abandonnée par ton aura... Pars comme tu es venus, dans un battement de cil, dans une fantaisie inavouable... Pars! Ne reviens jamais! Cela vaut mieux pour nous deux... Ce rêve est devenu si détestable parce qu’il n’est justement qu’un rêve... Je ne plus rester que dans le noir... Revenir dans l’authentique... Et t’oublier... Oublier... L’imaginaire...

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