Regarde-moi dans les yeux... Ils sont la porte de mon imaginaire... Prends-moi la main et entre avec moi dans mon univers. Il est fait de tant de douces choses... De tendresse, de plaisir, de caresses et d’amour... Le désir en est le coeur, il ne bat que pour des sentiments purs et intenses, formant autour de nous un bouclier que la réalité immonde ne pourra jamais transpercer.
Laisse-moi t’emmener vers de délicieux baisers, t’envelopper de ma chaleur... Goûte mon âme, suave et discrète, glisse ta langue gourmande en elle, offre-lui tes mots caressants, ton souffle ardent et amoureux.
Parcours avec moi les courbes de mes fantasmes, les sentiers de mes délires, les forêts de mes divagations sucrées, arpente les monts les plus sauvages de mon corps... Engouffre-toi dans ces grottes vierges de tout passage, qui n’attendent que tu effleures ses parois......
Découvre l’émotion d’où je suis issue, follement sage au demeurant mais pouvant devenir si fougueuse si tu l’inspires, si tu la respires...
Viens vers des lieux inexplorés où le langage des yeux et du corps se mélangent dans une harmonie parfaite. Viens vers ses endroits où tu ne m’imagines pas, où tout est à l’envers, où l’on perd ses repères, où l’on est plus personne que deux personnes qui ne font plus qu’une...
Discerne-moi, dévoile mes pensées les plus secrêtes, pousse-moi dans mes retranchements pour mieux me prendre en flagrant délit d’exaltation et de rêverie...
Imagine-moi, comme je t’imagine, toi qui n’existe que dans mon souffle, dans mon esprit vagabond qui t’aurait tant aimé réel... Et évanouis-toi dans une vapeur exquise, laisse-moi seule ici, abandonnée par ton aura... Pars comme tu es venus, dans un battement de cil, dans une fantaisie inavouable... Pars! Ne reviens jamais! Cela vaut mieux pour nous deux... Ce rêve est devenu si détestable parce qu’il n’est justement qu’un rêve... Je ne plus rester que dans le noir... Revenir dans l’authentique... Et t’oublier... Oublier... L’imaginaire...
Mes textes, poèmes et pensées, livrés à coeur ouvert sur mon imagination...
vendredi 6 juillet 2012
Suicidaire overdose
Je me nourris de tes mots asémentèmes semés aux quatre-vents, prends
l’énergie de ton désarmant brouillard de désespoir dans ton regard...
Je me délecte de tout tes gestes désarticulés, même s’ils ne sont pas à
mon égard, et s’ils pourfendent en vain les moulins de Don Quichotte...
Je m’auto-perfuse tes souffrances, m’inocule avec béatitude tes douleurs ardentes pour qu’elles te soient moins insupportables....
En moi se propagent tes afflictions, elles coulent lentement dans mes veines, elles sont ma dope, mon héroïne...
J’ai tellement mal... Et si j’aime cette géhenne, je crains le manque bien plus encore...
Si pour que tu sois heureux, je dois être accro à ton malheur, je souhaite que mon sacrifice te soit salvateur...
Suicidaire overdose... Piquée d’alcool et de misère, la mort me prend aussi follement que toi, orgasmique surdose de tes angoisses obsessionnelles, je m’étouffe inexorablement dans la vase de tes calvaires.
Le foyer incandescent de ta douce folie schysophrénique me brûle toute entière dans une combustion spontanée intérieure, réduisant en cendre le peu qu’il restait de ma virginité mentale...
Asthénique fatalité que cette ostensible violence, exécration de l’amour rose bonbon qui ne rime à rien, voilà comment je m’oblige à chérir nos insensibles sentiments.
J’assume désormais cette bestialité, et ton inaptitude aux émotions que la pureté de l’amour peut procurer. Tu aimes en haïssant toute forme d’amour, en te haïssant toi-même, laissant part belle à tes vieux démons qui aujourd’hui m’entravent et me mutilent de leurs tentacules de lames, et me font avaler goulument cette cigüe bienfaitrice qui t’émancipera de ta damnation.
Ta profession de foie me tourne la tête, mes yeux se troublent dans un coma éthylique sublimino-paradisiaque...
Ta disgrâce est mon opium, je suis camée jusqu’à l’âme... Emplie de ta scarification purulente, suintant la désolation et le chaos...
Ton amphigourique envie de toujours tout anéantir a fini par me séduire, et me voilà perdue, damnée, mais enchantée de l’être... Ton macrocosme torturé m’éloigne de cette vie si insignifiante et sans relief... Me voilà aux portes de l’enfer... Tes paradis articifiels tentent de m’enjôler, tel le chant d’une sirène à la langue de serpent... Annihilant les derniers relents d’amour propre de l’ombre de moi-même...
Je me donne entière à tes ténèbres dipsomaniaques, me laissant dévorer par leur exhalaison...
Quand enfin je m’abandonne à cette narcose salutaire, détruite, bercée par des relents de méthadone-tord-boyaux, soulagée, je me demande si je tiendrais autant que subsistera ce mal en toi, et si je puis seulement le briser de mon amour... Ou encore si je t’aimerais malgré ta guérison, ou même si je te la souhaite... Car mon amour, je sais que tu ne m’aimeras sans doute jamais autant que pendant tes moments d’aliénation éthéromane... Alors, démollis-moi, massacre-moi, brise-moi... Jusqu’à ce que l’amour nous sépare...
Je m’auto-perfuse tes souffrances, m’inocule avec béatitude tes douleurs ardentes pour qu’elles te soient moins insupportables....
En moi se propagent tes afflictions, elles coulent lentement dans mes veines, elles sont ma dope, mon héroïne...
J’ai tellement mal... Et si j’aime cette géhenne, je crains le manque bien plus encore...
Si pour que tu sois heureux, je dois être accro à ton malheur, je souhaite que mon sacrifice te soit salvateur...
Suicidaire overdose... Piquée d’alcool et de misère, la mort me prend aussi follement que toi, orgasmique surdose de tes angoisses obsessionnelles, je m’étouffe inexorablement dans la vase de tes calvaires.
Le foyer incandescent de ta douce folie schysophrénique me brûle toute entière dans une combustion spontanée intérieure, réduisant en cendre le peu qu’il restait de ma virginité mentale...
Asthénique fatalité que cette ostensible violence, exécration de l’amour rose bonbon qui ne rime à rien, voilà comment je m’oblige à chérir nos insensibles sentiments.
J’assume désormais cette bestialité, et ton inaptitude aux émotions que la pureté de l’amour peut procurer. Tu aimes en haïssant toute forme d’amour, en te haïssant toi-même, laissant part belle à tes vieux démons qui aujourd’hui m’entravent et me mutilent de leurs tentacules de lames, et me font avaler goulument cette cigüe bienfaitrice qui t’émancipera de ta damnation.
Ta profession de foie me tourne la tête, mes yeux se troublent dans un coma éthylique sublimino-paradisiaque...
Ta disgrâce est mon opium, je suis camée jusqu’à l’âme... Emplie de ta scarification purulente, suintant la désolation et le chaos...
Ton amphigourique envie de toujours tout anéantir a fini par me séduire, et me voilà perdue, damnée, mais enchantée de l’être... Ton macrocosme torturé m’éloigne de cette vie si insignifiante et sans relief... Me voilà aux portes de l’enfer... Tes paradis articifiels tentent de m’enjôler, tel le chant d’une sirène à la langue de serpent... Annihilant les derniers relents d’amour propre de l’ombre de moi-même...
Je me donne entière à tes ténèbres dipsomaniaques, me laissant dévorer par leur exhalaison...
Quand enfin je m’abandonne à cette narcose salutaire, détruite, bercée par des relents de méthadone-tord-boyaux, soulagée, je me demande si je tiendrais autant que subsistera ce mal en toi, et si je puis seulement le briser de mon amour... Ou encore si je t’aimerais malgré ta guérison, ou même si je te la souhaite... Car mon amour, je sais que tu ne m’aimeras sans doute jamais autant que pendant tes moments d’aliénation éthéromane... Alors, démollis-moi, massacre-moi, brise-moi... Jusqu’à ce que l’amour nous sépare...
Ecris-moi
Ecris-moi ton amour. Ecris ce que tu ne veux, ou ne peux me dire.
Puise ton inspiration en mon coeur, source intarissable, translucide, profonde et douce de mes sentiments pour toi.
Couche moi amoureusement sur le papier... Prends ta plume et accepte l’encre de mes veines, écris moi jusqu’à ce que je m’assèche. Que mon sang, jusqu’à la dernière goutte, me parle de nous.
Grave ton amour au creux de moi, n’aies crainte d’appuyer, que je sente en moi chacun de tes mots. Qu’ils me tatouent, me cicatrisent, qu’ils laissent en moi des traces qui ne s’effacent pas.
Ecris sur ma bouche tous les mots doux que tu soupires, afin qu’elle prenne le même goût délicieusement cuivré de l’encre...
Enfin, quand tu auras fini, contemple ton oeuvre, et raconte-moi notre histoire, lis-moi, relis-moi encore... Suis des doigts les sillons que tu as creusé, parcours à l’aveugle les reliefs de tes non-dits...
Pose tes lèvres sur tes proses les plus tendres, poétise ma peau de tes baisers les plus doux.
Lorsque je m’endormirais alors enfin, enroulée dans ce parchemin de tendresses, bercée par tes mots, j’aurais la certitude que cette belle histoire n’aura jamais de fin...
Puise ton inspiration en mon coeur, source intarissable, translucide, profonde et douce de mes sentiments pour toi.
Couche moi amoureusement sur le papier... Prends ta plume et accepte l’encre de mes veines, écris moi jusqu’à ce que je m’assèche. Que mon sang, jusqu’à la dernière goutte, me parle de nous.
Grave ton amour au creux de moi, n’aies crainte d’appuyer, que je sente en moi chacun de tes mots. Qu’ils me tatouent, me cicatrisent, qu’ils laissent en moi des traces qui ne s’effacent pas.
Ecris sur ma bouche tous les mots doux que tu soupires, afin qu’elle prenne le même goût délicieusement cuivré de l’encre...
Enfin, quand tu auras fini, contemple ton oeuvre, et raconte-moi notre histoire, lis-moi, relis-moi encore... Suis des doigts les sillons que tu as creusé, parcours à l’aveugle les reliefs de tes non-dits...
Pose tes lèvres sur tes proses les plus tendres, poétise ma peau de tes baisers les plus doux.
Lorsque je m’endormirais alors enfin, enroulée dans ce parchemin de tendresses, bercée par tes mots, j’aurais la certitude que cette belle histoire n’aura jamais de fin...
Laisser s'envoler
Prison dorée où je meurs
Petit à petit à l'étouffée
Sous le joug d'un amour trompeur
D'un protecteur un peu trop zélé
Quans selon son humeur
Selon sa bonne volonté
La lumière enfin m'effleure
Puis que l'ombre revient m'étrangler...
Prison dorée où je pleure
Des larmes que je ne peux essuyer
Car pour mon salut, mon sauveur
Me préfère pieds et poings liés
Et ce devrait être pour moi un honneur
Que d'avoir été bâillonnée
Pour ne pas dévoiler mes peurs
Mes désirs ou mes pensées
mes émois ne trouveront jamais preneurs
Tout petits déjà ils sont noyés
Pour qu'aucun d'entre eux ne prennent d'ampleur
Par cet ignoble braconnier...
Qui saura donc, à son insu, lui voler mon coeur
Qu'il veut si précieusement garder
Qui me montrera la petite lueur
Qui me mènera à la liberté
Ou est-il ce voleur?
Qui ouvrira la porte de ma prison dorée
Pour qu'enfin je m'évade pour cet ailleurs
Et que je sois enfin libre d'aimer
De tout mon corps, de tout mon coeur
Au nez et à la barbe de mon geôlier
Pour qu'il comprenne que les oiseaux meurent
Quand ils sont seuls et enfermés
Et que quand ils ne chantent plus mais qu'ils pleurent
Mieux vaut les laisser s'envoler
Cela date de 1999
Je viens de retrouver mon vieux classeur de poèmes OMG y a des trucs niais mes enfants, c'est hallucinant! Je vais faire le tri, je posterais les meilleurs...
Petit à petit à l'étouffée
Sous le joug d'un amour trompeur
D'un protecteur un peu trop zélé
Quans selon son humeur
Selon sa bonne volonté
La lumière enfin m'effleure
Puis que l'ombre revient m'étrangler...
Prison dorée où je pleure
Des larmes que je ne peux essuyer
Car pour mon salut, mon sauveur
Me préfère pieds et poings liés
Et ce devrait être pour moi un honneur
Que d'avoir été bâillonnée
Pour ne pas dévoiler mes peurs
Mes désirs ou mes pensées
mes émois ne trouveront jamais preneurs
Tout petits déjà ils sont noyés
Pour qu'aucun d'entre eux ne prennent d'ampleur
Par cet ignoble braconnier...
Qui saura donc, à son insu, lui voler mon coeur
Qu'il veut si précieusement garder
Qui me montrera la petite lueur
Qui me mènera à la liberté
Ou est-il ce voleur?
Qui ouvrira la porte de ma prison dorée
Pour qu'enfin je m'évade pour cet ailleurs
Et que je sois enfin libre d'aimer
De tout mon corps, de tout mon coeur
Au nez et à la barbe de mon geôlier
Pour qu'il comprenne que les oiseaux meurent
Quand ils sont seuls et enfermés
Et que quand ils ne chantent plus mais qu'ils pleurent
Mieux vaut les laisser s'envoler
Cela date de 1999
Je viens de retrouver mon vieux classeur de poèmes OMG y a des trucs niais mes enfants, c'est hallucinant! Je vais faire le tri, je posterais les meilleurs...
Désamour
J’ai abandonné l’idée de t’atteindre, d’effleurer ne serait-ce que
tes rêves, de toucher du doigt ta divine perfection. J’ai cessé de
croire que tu saurais un jour que je suis là, si près, et si loin à la
fois.
Je n’ose plus imaginer que je ne te serais plus transparente, que tu saurais voir en moi celle que tu attends... Puisque tu ne m’attends pas...
J’empêcherais désormais mon coeur de battre la chamade lorsque tu apparais, je l’étoufferais pour ne plus qu’il pleure ton absence.
Je tuerais mon amour avant qu’il ne t’étreigne et que tu le repousses.
J’aimerais alors la souffrance de ton désamour, puisqu’il en est ainsi, puisque tes yeux refusent de me voir.
Adieu donc, cher Ange, je te quitte sans avoir pu t’aimer comme je l’aurais voulu. Va au gré du vent, laisse-le t’emporter loin de moi.
Je fermerais les yeux, alors, dans un sommeil sans fin, mon coeur en berne, ne laissant en vie de moi qu’une entité errante, cherchant une âme à aimer pour l’éternité...
Je n’ose plus imaginer que je ne te serais plus transparente, que tu saurais voir en moi celle que tu attends... Puisque tu ne m’attends pas...
J’empêcherais désormais mon coeur de battre la chamade lorsque tu apparais, je l’étoufferais pour ne plus qu’il pleure ton absence.
Je tuerais mon amour avant qu’il ne t’étreigne et que tu le repousses.
J’aimerais alors la souffrance de ton désamour, puisqu’il en est ainsi, puisque tes yeux refusent de me voir.
Adieu donc, cher Ange, je te quitte sans avoir pu t’aimer comme je l’aurais voulu. Va au gré du vent, laisse-le t’emporter loin de moi.
Je fermerais les yeux, alors, dans un sommeil sans fin, mon coeur en berne, ne laissant en vie de moi qu’une entité errante, cherchant une âme à aimer pour l’éternité...
Enfance
Je me sens si étrange, soudain... Je me suis perdue en chemin...
L’enfant en moi a disparu, et je ne sais plus qui je suis. J’erre dans
cette amnésie, comme dans un bois, à la recherche de mon âme... Je
cours, croyant rattraper le temps qui m’échappe, me prenant les pieds
dans des branches, m’égratignant le corps dans des ronces affamées. Je
laisse sur mes pas des morceaux de moi, comme des petits bouts de ma vie
passée, comme les cailloux du petit Poucet, comme une promesse de
retour...
La nuit tombe alors, et je ne sais plus après quoi je cours, ou si je fuis peut-être quelque chose.
Oui, ma course devient une fuite lorsqu’entre les arbres, j’aperçois des ombres, qui s’approchent, reculent et s’approchent encore dans un étrange ballet, me murmurant des mots dans un langage inconnu. Je les sens me toucher, leur souffle et leur odeur étrange me fige... Je les laisse tournoyer autour de moi, croyant qu’elles me laisseraient tranquilles. mais l’une d’entre elles choisi de me traverser, et se love en moi, au creux de mon ventre. Malgré la douleur qu’elle m’inflige et qui me tenaille, je cours de nouveau, des larmes plein les yeux, croyant pouvoir m’arracher à elle... Peine perdue... Et du sang coule, le long de mes jambes, chaud, comme alourdi d’un poids invisible...
Le jour renait enfin, et épuisée, je rejoins l’orée de ce bois que j’ai eu tant de mal à traverser. Je reprends doucement ma respiration, et mes blessures semblent se refermer, mes larmes sèchent d’elles-mêmes. L’ombre en moi s’est comme évanouie dans la nature, je ne la sens plus... Mais quelque chose me touche encore... C’est une main qui s’immisce tendrement dans la mienne. Je lève les yeux, et je croise alors les tiens... Perdu, toi aussi, tu attendais là depuis si longtemps. Tu m’attendais... Moi...
Marchant au hasard, trébuchant encore parfois comme dans le bois, nous découvrons ensemble enfin, un autre chemin, d’une verdure intense, d’une longueur infinie, parsemé de fleurs multicolores. Je me serre contre toi, et nous nous y engageons d’un même pas, guidés par une étrange force vers cet ailleurs, ou tout à l’air plus magnifique à mesure que nous marchons. Je ne crains plus d’avoir perdu mon âme, persuadée qu’elle m’a guidée vers toi, et que finalement je l’ai retrouvée en te trouvant...
Je regarde en arrière une dernière fois, et je vois le bois s’envelopper d’un brouillard, puis disparaitre, une larme coule sur ma joue. Je n’ai rien laissé là-bas, comme je le croyais, tout était en moi, toujours, caché, enfouis... J’avais seulement besoin que tu sois là pour m’aider à le comprendre... A comprendre que je ne serais plus seule à trébucher sur le chemin de la vie, et que désormais, deux enfants marchent ensemble vers le meilleur...
La nuit tombe alors, et je ne sais plus après quoi je cours, ou si je fuis peut-être quelque chose.
Oui, ma course devient une fuite lorsqu’entre les arbres, j’aperçois des ombres, qui s’approchent, reculent et s’approchent encore dans un étrange ballet, me murmurant des mots dans un langage inconnu. Je les sens me toucher, leur souffle et leur odeur étrange me fige... Je les laisse tournoyer autour de moi, croyant qu’elles me laisseraient tranquilles. mais l’une d’entre elles choisi de me traverser, et se love en moi, au creux de mon ventre. Malgré la douleur qu’elle m’inflige et qui me tenaille, je cours de nouveau, des larmes plein les yeux, croyant pouvoir m’arracher à elle... Peine perdue... Et du sang coule, le long de mes jambes, chaud, comme alourdi d’un poids invisible...
Le jour renait enfin, et épuisée, je rejoins l’orée de ce bois que j’ai eu tant de mal à traverser. Je reprends doucement ma respiration, et mes blessures semblent se refermer, mes larmes sèchent d’elles-mêmes. L’ombre en moi s’est comme évanouie dans la nature, je ne la sens plus... Mais quelque chose me touche encore... C’est une main qui s’immisce tendrement dans la mienne. Je lève les yeux, et je croise alors les tiens... Perdu, toi aussi, tu attendais là depuis si longtemps. Tu m’attendais... Moi...
Marchant au hasard, trébuchant encore parfois comme dans le bois, nous découvrons ensemble enfin, un autre chemin, d’une verdure intense, d’une longueur infinie, parsemé de fleurs multicolores. Je me serre contre toi, et nous nous y engageons d’un même pas, guidés par une étrange force vers cet ailleurs, ou tout à l’air plus magnifique à mesure que nous marchons. Je ne crains plus d’avoir perdu mon âme, persuadée qu’elle m’a guidée vers toi, et que finalement je l’ai retrouvée en te trouvant...
Je regarde en arrière une dernière fois, et je vois le bois s’envelopper d’un brouillard, puis disparaitre, une larme coule sur ma joue. Je n’ai rien laissé là-bas, comme je le croyais, tout était en moi, toujours, caché, enfouis... J’avais seulement besoin que tu sois là pour m’aider à le comprendre... A comprendre que je ne serais plus seule à trébucher sur le chemin de la vie, et que désormais, deux enfants marchent ensemble vers le meilleur...
Rêvons encore...
Enfin la nuit... Et me voilà, lovée entre tes bras, comme dans ceux de Morphée. Me plongeant dans ton regard aussi profond que le coma dans lequel je voudrais tant rester.
Tu me renverses dans cet univers où je vis à l'inverse du normal. Tu m'envahis de ton amour, de ta chaleur... Tu me touches et mon coeur chavire et déborde... Mais là où je veux être, en ai-je seulement besoin? Qu'il t'appartienne est son seul réel destin...
Ton amour est en moi, je sens sa chaleur qui me pénètre... Je lui ai vendu mon âme... Je me sens perdue, comme dans une autre dimension, plus rien n'est à sa place! Je suis au coeur d'un séisme, tandis que le mien bat à tout rompre...
Le souffle coupé, je me laisse m’enfoncer dans ce plaisir intense. Mais le tournis m’oblige soudain, à contrecoeur, à ouvrir les yeux... Je te découvre alors, bien réel, ton visage souriant penché au dessus du mien. Tes yeux brillant d’une douce folie, cherchant dans les miens si mon rêve avait été aussi beau que celui que tu avais vécu. Ainsi, tout était vrai!! Tout ce parfait rêve d’amour était réalité!! Alors, rêvons encore, mon ange, veux-tu? Rêvons encore... Et encore...
Avril 2012
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