samedi 30 mars 2013

Imagination...

Quand on ne me connait pas, on s'imagine beaucoup de choses sur moi... Mais quand on me connait, il faut avoir encore plus d'imagination...

Vague à lame



Vague à lame de rasoir qui effleure ma peau, ruisselet rouge qui part à vau-l'eau, un syphon font font je ne suis plus une marionnette... Tu ne tires plus mes ficelles, je pars comme je l’ai choisi,  je ne veux plus être ta poupée... A trop vouloir te jouer de moi,  tu as fini par rompre mes liens... Les chaines rouillées se sont brisées, sur mes poignets marqués par tant d’années de séquestration mentale. Retenue tant d’années prisonnière de ton amour narcissique,  aujourd’hui je sais que tu t’aimais à travers moi, n’acceptant pas que je puisse être autre chose qu’un miroir à flatteries, qu’un jouet dont tu puisses disposer à loisir, que la propriété dont tu puisses jouir comme tu l’entends... N’appréciant pas que d’autres puissent m’aimer seulement pour moi… N’osant avouer ta peur que des regards posés sur moi,  puissent nous éloigner l’un de l’autre.
Ta lumière me fait de l’ombre depuis trop longtemps. Faut-il que tu t’éteignes alors, pour que je brille enfin ? Ou bien dois-je m’effacer pour de bon, pour être enfin en paix ? Saurais-tu comprendre que je voudrais enfin m’ouvrir et m’épanouir sans que tu ne me retiennes ou me bâillonnes ? Je ne crois pas, je ne crois plus… J’ai trop longtemps espéré que tu m’aimes pour ce que je suis, pour mes défauts, pour mes désirs, pas pour ce que tu voulais faire de moi : ton ombre silencieuse… J’étais presque une entité à l’agonie quand j’ai fini par entendre les battements de mon cœur, de plus en plus lents et espacés… Je me suis entendue mourir… Et puisqu’au point où j’en suis il n’y a rien à faire d’autre, puisqu’il est trop tard pour m’envoler, car tu m’as coupé les ailes, j’ai rassemblé mon courage pour prendre ma mort en main… Je t’ai aimé, geôlier de mon cœur, ta cage à été parfois agréable, mais mon syndrome de Stockholm s’achève enfin, ma fuite prenant l’aspect d’un long ruban rouge sur fond blanc, dans un soupir libérateur… Je suis enfin libre et maîtresse de ma destinée, si courte soit-elle…